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La star en couverture du numéro de Novembre de Glamour, Lili Reinhart : “La vie n’est pas une appli de retouches photos – les vergetures, la cellulite, la vraie peau sont magnifiques”

Une puissante interview sur l’anxiété, la dépression, la thérapie et l’image du corps.

« La dépression m’a affectée de tant de manières différentes. C’est quelque chose qui ne s’ne va jamais », me confie Lili Reinhart par téléphone. Elle est à Vancouver, je suis à LA, mais la distance ne nous empêche pas d’avoir l’une des interviews les plus ouvertes et honnêtes de ma carrière.

Lili est dans la ville canadienne depuis presque trois ans, pour filmer la série Netflix, Riverdale – le drame d’adolescents provenant des séries Archie Comics dans laquelle elle joue Betty Cooper, une fille en or qui a un penchant pour résoudre de sombres mystères (naturellement).

Beaucoup d’interviews avec Lili semblent se pencher sur sa relation avec sa co-star de Riverdale, Cole Sprouse, avec qui elle sort depuis 2018 officiellement. Et après beaucoup de rumeurs sur leur séparation cet été, Lili a posté une série de photos de photomaton avec Cole, menant à une effusion sur internet et plus de sept millions de likes sur Instagram. Mais c’est la conversation portant sur son autre, plus longue relation – avec l’anxiété et la dépression – dont elle veut parler aujourd’hui.

« J’ai de l’expérience avec la dépression et l’anxiété. Pas constamment, mais j’en suis toujours victime », partage-t-elle. « J’ai des périodes où je me sens complètement démotivée, je ne veux rien faire et je me questionne beaucoup. Je ne sais pas trop bien gérer le stress. J’ai l’impression que d’en parler et partager mon expérience avec d’autres, et me rappeler que je ne suis pas seule, a été incroyablement thérapeutique. » A 23 ans, elle s’est trouvée une voix ouverte et honnête sur les réseaux sociaux, partageant tout de l’image de son corps jusqu’à son acné avec ses 20.8 millions d’abonnés sur Instagram. C’est quelque chose qui n’a sans aucun doute inspiré d’autres personnes, mais qui l’a également aidée – ce n’est pas étonnant qu’elle vienne d’être nommée dans les 100 célébrités du Time’s Magazine.

Parler ouvertement est quelque chose en quoi Lili croit beaucoup, elle qui va chez le psychologue depuis qu’elle est adolescente. « Quand je suis allé chez le psy pour la première fois, c’était hors de mon incroyable anxiété sociale. J’avais du mal à aller en cours tous les jours. Je pleurais avant l’école. Je faisais semblant d’être malade pour que ma mère me permette de rester à la maison. Quand vous entendez le terme ‘’anxiété paralysante’’, c’est ce que j’avais quand j’avais 14 ans. »

« Voir le psychologue m’a permis de comprendre. Le but pour moi a été de toujours laisser la thérapie sembler être un peu plus élevée. Me sentir comme si je m’étais soulagée d’un problème en apprenant comment le résoudre. Tout n’a pas une réponse claire et nette – ça ne va pas prendre qu’une seule session – mais j’ai commencé à penser, ‘J’ai grandi, je l’ai fait, j’ai trouvé une solution, maintenant je sors dehors et essaye de mettre en action ce que j’ai appris.’ C’est comme ça que je vois al thérapie. Je ne suis pas folle, et je ne suis pas problématique. Je suis juste une humaine qui ressens les choses d’une différente manière que d’autres. »

Pour s’être battue contre l’anxiété pendant presque dix ans et étant actuellement en train de chercher de l’aide pour ça, je me demande quelle est la relation entre Lili et l’anxiété maintenant ? « Frustrante. C’est une chose que j’ai acceptée, mais je ne la comprend pas », soupire-t-elle.

« Parfois je me réveille et je me dis, ‘OK, je suis anxieuse aujourd’hui.’ Je ne sais pas vraiment pourquoi, je suis plus irritée que d’habitude. C’est comme quelque chose de sous-jacent en moi et certaines situations sociales peuvent être al cause de mon anxiété. Je travaille pendant beaucoup d’heures, parfois je ne dors presque pas, et ça me rend anxieuse. J’ai trouvé un moyen de me calmer quand je suis super anxieuse. »

Le seul fait d’écrire une liste pour l’aider à rationnaliser ses gros problèmes l’a aidée. « Je vais prendre un stylo et du papier et noter une liste de toutes les choses qui me rendent anxieuse, ensuite je prends du recul et regarde ma liste et je me dis, ‘Il n’y a pas vraiment grand-chose de quoi s’inquiéter et ça ne vaut pas le coup de tourmenter à ce point.’ C’est comme ça que j’ai appris à mettre les choses en perspective. »

Quand Lili n’est pas occupée à gérer sa santé mentale, elle négocie à Hollywood, ce qui lui a permis de décrocher son récent gros rôle dans le film Hustlers, aux côtés de Jennifer Lopez. Jenny fromt the Block a elle-même appris beaucoup de choses à Lili quant au pouvoir de l’arnaque. « Jennifer Lopez a dit à propos d’elle-même, ‘Je suis toujours la plus grosse bosseuse dans la pièce et je ne m’arrête jamais’ », dit Lili. « J’admire ça et c’est ce que je fais. Au moins cette année a été essayer de prendre l’avantage sur où j’en suis dans ma vie. Je n’ai pas d’enfants, je suis jeunes, dans ma vingtaine – je peux prendre le temps et l’énergie necessaire pour les mettre dans ma carrière. »

Lili est occupée et chargée. A côté de Riverdale, elle vient juste de signer un partenariat avec CoverGirl, a fini son prmeier rôle de production dans le film Amazon Chemical Hearts, et a récemment mit la touche finale à son recueil de poésie, Swimming Lessons, ces deux derniers sortant en 2020.

Elle dit que la poésie l’a aidée à se comprendre elle-même. « C’est thérapeutique », ajoute-t-elle. « Je préférerais ressentir trop que de ne rien ressentir du tout. La poésie me donne ce sentiment que me sentiments sont normaux, justifiés. Que d’autres personnes ont eu le cœur brisé et ont été en deuil. Je sais que les choses que j’ai écrites sont ce que 99% des êtres humains ont ressentis, quand ils lisent mon livre. »

Cette longue route depuis sa ville natale de Cleveland, dans l’Ohio, où sa mère utilisait les points d’hôtel de son père grâce à ses voyages d’affaire pour loger lorsqu’elles se rendaient à une audition. Elle a grandi aux côté de ses deux sœurs, Chloe et Tess – elle est l’enfant du milieu. Après avoir déménagé à Los Angeles à 18 ans afin de devenir actrice et finir ses études en ligne, un bouquet de petits rôles lui ont été offert de New York, Unité Spécialeau film Miss Stevens, dans lequel elle a joué aux côté de Timothée Chalamet avant sa grande célébrité. Le succès a frappé sous la forme de Riverdale en 2017. Mais sa monté en célébrité ne peut pas être décrite comme s’étant faite en une nuit quand au moment de l’audition, Lili dormait sur un matelas sur le sol de l’appartement de son amie.

C’est en étant consciente des difficultés quotidiennes que le fait de jouer la travailleuse dans un club de stip-tease Annabelle dans Huslters lui a vraiment parlé. « J’aime comment Annabelle est éparpillée, parce que c’est quelque chose de vrai. Il y a eu un grand nombre de moments dans ma vie – comme quand j’ai déménagé pour la première fois à Los Angeles, loin de la maison de mes parents et vivant toute seule pour la première fois, je me sentais presque comme un bébé oiseau sautant du nid. Tu apprends juste que tu dois voler, sans savoir comment voler. Tu peux apprendre comment te servir de ton carnet de chèques à l’école, apprendre à payer les taxes, mais personne ne t’apprend à vivre tout seul, comment prendre soi de toi-même, et comment être adulte. C’est un peu une épreuve du feu. »

Pendant ce temps, en parallèle de sa montée en célébrité, Lili gérait son problème avec l’acceptance de son corps – quelque chose que Lili attribue à l’acné et aux réseaux sociaux, qui y ont tous les deux contribué, mais qui l’a également aidée à gérer tout ça en se connectant à une communauté pensant comme elle.

« Même aujourd’hui, je me vois dans le miroir et pense, ça ne ressemble pas à ce que le monde me dit. Je n’ai pas une taille très fine. J’ai des courbes, j’ai de la cellulite, mes bras ne sont pas très fins”, dit-elle. « C’est mon corps et on nous dit comment il devrait être selon certaines proportions. Il y a un dégoutant problème maintenant avec les gens photoshoppant leurs corps. Bien sûr, il y a une raison au fait que les gens le font, ils sont mal à l’aide, ils ont l’impression de ne pas être assez bien, et c’est incroyablement triste. Quand je vois quelqu’un qui est authentiquement lui-même, comme les mannequins Charli Howard ou Ashley Graham, qui mettent en avant une saine et véritable image du corps, je trouve ça si rafraichissant et important. Nos valeurs communautaires ont besoin de se refléter là-dessus. »

Elle ajoute : « Les messages de Charli sur les réseaux sociaux me parlent. Elle me fait me sentir comme si mon corps n’a pas besoin de rentrer dans tous ces standards impossibles, et elle est mannequin, mon corps ne ressemblera jamais à ça. C’est juste comme ça, et 90% des corps de femmes ne ressembleront jamais à ça, mais nous sommes toujours seulement habituées à voir un corps aux défilés et dans les magazines. C’est une chose incroyablement stupide et confuse qui est mise de force dans la gorge des jeunes hommes et femmes. Quand on nous dit : ‘C’est ça qui est magnifique.’ Et c’est souvent hors d’atteinte pour les gens normaux. »

Une insécurité du corps que Lili a été conditionnée à faire avec et ne tolèrera pas plus longtemps est « cette idée de la cellulite », comme elle le dit de manière énervée. « Ça m’énerve vraiment. C’est cette chose étrange que les gens pensent comme n’étant pas naturel ou signifiant qu’on est gros. C’est tellement con parce que la cellulite est juste une partie du corps humain. C’est juste génétique, c’est comme avoir des tâches de rousseur sur le visage. C’est quelque chose qui est là, tu es né.e avec, et c’est devenue cette chose dégoûtante. On nous dit : ‘On doit effacer ça au laser, personne ne veut voir ça.’ Il n’y a rien de plus beau que des vergetures, ou la cellulite, et la véritable peau des gens. »

Prenant un abonnement à la salle de sport a également aidé Lili à couvrir ses insécurités. « J’ai commencée à aller au sport pour me sentir forte. Je ne vais pas au sport en pensant, ‘Je veux être mince, ou j’ai besoin de perdre 10 kilos, ou j’ai besoin de ne plus avoir de cellulite, ou mes bras ont besoin d’être plis fins.’ Il y a tellement de pouvoir dans le fait de se sentir fort et physiquement en bonne santé. C’est badass d’être fort. »

Ayant gagné autant de confiance en elle et simultanément devenir célèbre, je me demande quel message elle souhaiterait donner à cette fille peu sûre d’elle qui dormait sur un matelas gonflable il y a seulement trois ans. Sans hésitation, Lili répond, « Tu as fait de bonnes choses ! Mais aussi, les difficultés par lesquelles tu passe maintenant ne rendront ton succès que plus profond. Il y a des gens à qui la célébrité et la fortune ont été données sur un plateau en argent, mais je e pense pas qu’il y ait quelque chose d’irrationnel en ces personnes. »

« Je viens d’une petite ville dans l’Ohio, d’une famille de classe moyenne, je ne connaissais personne dans le milieu du cinéma. Je n’ai pas eu de témoin qui m’a été passé depuis un acteur de ma famille. Je l’ai fait toute seule depuis ma propre passion et sachant que c’était quelque chose pour laquelle j’étais douée, et c’était ce que je voulais faire. Il y a vraiment beaucoup de pouvoir dans la lutte et la survie, et c’est ce qui fait de toi une personne forte, » finit-elle, avec un air de défi.

Les gens ne sont pas plus forts ou plus honnête que Lili Reinhart. Quand nous raccrochons afin qu’elle puisse prendre son vol en direction de LA – l’endroit où, elle dit, « Je veux m’y installer et avoir une maison » – j’espère simplement qu’elle trouve une fin heureuse avec son esprit.


© Interview traduite par Manon