lilireinhart.fr   |               
Latest Images
/photos  -  retrouvez déjà + de 150,000 photos de Lili Reinhart !

LILI REINHART | ET IL A ÉTÉ DEMANDÉ QUE L’ÂME ET LE CORPS S’UNISSENT, ET ILS L’ONT FAIT

Dans un monde normal, Lili Reinhart – plus connue pour sa performance acclamée dans la série The CW Riverdale et le drame criminel Hustlers – serait assise dans une tanière luxueuse de West Hollywood, occupant un recoin assez sombre pour un tête-à-tête autour de cocktails pour parler avec passion de ses prochains projets en travaux. Seulement, rien n’est normal maintenant. Avec un confinement de la ville toujours en vigueur et une vague de passants qui n’arrête pas de remplir les rues, la rencontre traditionnelle a été mise à l’écart par une discussion sociale mais distante depuis sa maison de Los Angeles.

La jeune femme de 23 ans native de Cleveland, photographiée à l’Hôtel Figueroa du centre-ville de Los Angeles, parle sûrement et pourtant sans script et de manière posée. Elle raconte ses contes de quarantaine avec des jurons comme des dunks de basket-ball pour mettre l’accent sur sa rhétorique. Elle parle dans un chant d’inflexions alimentées par la passion et un courant de conscience à octave basse, contrairement à une interview soigneusement orchestrée et pleine de frontières et de sujets jugés interdits par une équipe de gestionnaires. D’une anecdote intime à l’autre, Lili couvre son enfance jusqu’à la nouvelle anomalie dans laquelle nous sommes actuellement aux prises avec trop de décès évitables liés au Covid, la plus grande récession économique de notre pays depuis la Grande Dépression, et un mouvement de défense des droits civiques énergisé guidé par le mouvement Black Lives Matter (BLM), à la suite du meurtre brutal par la police de George Floyd à Minneapolis.

« Je ne suis pas la même personne que celle que j’étais quand j’ai pris mon vol depuis le Canada pour revenir dans cet Etat quand les frontières ont fermées », dit Lili. « Ces dernières années ont été si mouvementées. Je les associe souvent à un tourbillon. J’ai utilisé ce temps [en confinement] pour laisser mon esprit, mon corps, et mon âme se reconnecter entre eux car ils peuvent devenir très embrouillés. Tout est arrivé si vite depuis que j’ai commencé ma carrière, si bien que je n’ai pas eu le temps de tout bien digérer ».

Sans vraiment d’indiscrétions, notre discussion a naturellement tournée autour des batailles personnelles de la star de Riverdale contre l’anxiété et la dépression, l’ontologie du deuil, le confinement en tant que place sacrée de réflexion sur soi-même, le mouvement BLM, son coming-out public, et enfin, mais pas des moindres, les fers créatifs qu’elle a dans le feu : à savoir, un psychodrame remarquable pour adolescents, Chemical Hearts, et son premier livre de poésie intitulé Swimming Lessons –– tous deux devant sortir respectivement à la fin de l’été, au début de l’automne.

« J’ai toujours été une artiste, même enfant », dit Lili. « J’ai toujours monté des spectacles pour ma famille et je jouais à me déguiser. J’étais également une danseuse, donc j’ai participé à beaucoup de représentations ». Une artiste née, elle avoue qu’en dépit de son talent de toujours pour la scène, elle n’était pas intéressée pour être une voleuse de gloire, et recule toujours devant le fait d’être le centre de l’attention. Elle préfère se fondre dans le décor, attribuant cela à son taux élevé d’anxiété sociale qui lui cole à la peau depuis aussi loin qu’elle se souvienne.

« Dans mon enfance, il y avait des moments où je refusais d’aller à la fête d’anniversaire d’un autre enfant, juste parce que j’étais trop attachée à ma maman », admet-elle. « Je ne pouvais pas quitter la maison parce que l’anxiété de la séparation était paralysant. Quand je suis enfin entrée à l’école primaire, je pleurais tout le temps parce que je voulais ma maman. J’étais ce genre d’enfant. C’est fou de repenser à ça maintenant parce que je suis quelqu’un d’indépendante désormais ». L’attachement inadéquat de Lili à l’anxiété à un jeune âge, avec son ouverture sur sa bataille difficile contre l’anxiété sociale, est un signe d’espoir que la déstigmatisation publique de la maladie mentale est sans équivoque un pas culturel dans la bonne direction.

« Ce que j’ai appris de la perte d’un membre de ma famille et de mon chien est que le deuil est le sentiment humain le plus dur à vivre », dit-elle. « Beaucoup de gens ne s’autorisent pas à expérimenter pleinement ce sentiment inconfortable et blessant. J’ai pris ce temps pour lire beaucoup de livres et articles sur l’aide de soi-même. Les gens trouvent toujours une manière de se distraire pour ne pas ressentir la douleur. Donc j’ai emprunté la voie moins traversée et voulais ressentir tout ce dont j’avais besoin de ressentir dans mon processus de deuil ».

Le deuil est le point central du prochain film de Lili Reinhart, Chemical Hearts – une adaptation du roman de fiction pour adolescents garçon-fille de l’auteur Krystal Sutherland Our Chemical Hearts (Nos Cœurs en Désaccord en français, N.d.T) – dans lequel l’actrice joue une auteure perturbée nommée Grace dont le petit-ami est mort et dans son processus de deuil, elle se retrouve en difficulté à réguler ses émotions. « Pendant tellement longtemps, je voulais faire un film qui est vraiment dur et émotionnel, et jouer un rôle qui me pousserait d’une manière dont je n’avait pas été poussée auparavent », dit-elle, à propos de jouer dans le film. « Je me suis autorisée à tomber dans une dépression pour vraiment comprendre et rejoindre mo personnage dans le film ».

Chemical Hearts contient un labyrinthe de passages noirs qui transportent d’anciennes adolescentes tristes partageant les mêmes idées dans les années de formation qu’elles ont passées à s’attarder sur la dépression, à expérimenter la drogue et à réfléchir aux conséquences du suicide. Son tout premier livre de poésie, Swimming Lessons, m’assure-t-elle, est tout autant viscéral. « Je le regarde en tant que livre regroupant de petites histoires alimentées par les émotions humaines. C’est presque bizarre pour moi de m’appeler poète parce que je ne ressemble pas à ce qu’on appellerait un ‘poète classique’ », explique-t-elle. « Je ne fais pas de putain de rimes, ou ai des haikus parfaitement équilibrés, ou quoi que ce soit du genre. C’est plus une exploration des émotions humaines dite avec de jolis mot ».

Passionnée par son activisme, Lili a propulsé son plaidoyer pour la justice sociale vers de nouveaux sommets en utilisant sa plateforme de 23 millions d’abonnés sur Instagram comme un outil pour amplifier les voix du BIPOC (Noirs, Indigènes et Personnes de Couleurs, N.d.T). Depuis, elle a virtuellement accueilli une forte coterie d’auteurs et de militants du BIPOC pour des conversations individuelles de style salon qui visent à dévoiler le récit des Noirs et à éduquer les téléspectateurs sur les principes d’être anti-racisme.

« J’avais l’impression de ne pas en faire assez », confesse-t-elle. « Et j’avais le sentiment que c’était nul de continuer de reposter ce que les autres postaient donc je me suis demandée : ‘Okay, qu’est-ce que j’ai à apporter ?’. J’ai définitivement appris beaucoup des conversations que j’ai eues. Alors que c’est important d’être un allié à ce mouvement, les voix des personnes de couleurs ne peuvent être étouffées sous celles des autres. C’est leur moment d’être entendus. Les personnes blanches doivent se rendre compte e leur putain de privilège, qui existe, c’est très vrai. C’est important de ne pas juste s’assoir sur notre cul et laisser les autres se battre pour nous, parce que ça inclus vraiment tout le monde ».

Lili ajoute son coming-out public en tant que bisexuelle à la solidarité qu’elle a ressentit en marchant et en piquetant aux côtés de la communauté LGBTQI + lors de sa première manifestation BLM à West Hollywood qui a été inventée par certaines l’étoiles du nord des «homosexuels» de L.A. « C’était incroyable d’être entourée par tellement de personnes qui se battent activement contre les injustices en cours », dit-elle. « Assez, c’est assez et nous espérons que nous verrons un réel changement par rapport aux mesures qui sont actuellement prises ».

Lili affirme qu’elle est depuis longtemps une partisane silencieuse de la communauté LGBTQI +. « Je savais très bien que j’étais attirée par les femmes dès mon plus jeune âge », concède-t-elle. « J’avais le sentiment que puisque j’étais exclusivement dans des relations hétéro-normatives, il serait trop facile pour un étranger, en particulier les médias, de me calomnier et de m’accuser de faire semblant pour attirer l’attention. Ce n’est pas quelque chose que je voulais traiter. Mais pour mes amis et mes proches, ma bisexualité n’a pas été un secret ».

Alors que les comtés et les États à haut risque du pays prévoient des phases de réouverture, Lili est sur le point de revenir sous les projecteurs dont elle n’avait jamais rêvé, mais qu’elle a certainement atteint. Elle émergera, comme nous le finirons tous (espérons-le), renouvelée par le calme qu’elle a eu la chance de favoriser au milieu du chaos qui entoure sa ville d’adoption.


© Interview traduite par Manon









Lili Reinhart Online is an unofficial fansite for Lili Reinhart. I am in no way affiliated with her, her management and I don't know anyone who is. This site is non-profit, and is in no way trying to infringe on the copyrights or businesses of any of the entities. All content posted up on this site is used under the Fair Use Copyright Law 107. All images are copyright to their respective owners. If something belongs to you, please email me before taking any legal action and I will give you credit or remove it straight away.